Exercice des photos imaginaires

D'après des photos fictives du réel, décrire ce qu'on y voit en utilisant en début de phrase "C'est moi/C'est nous/C'est elle/C'est lui/C'est..."

Décrire des photos de mon été

C’est moi, les pieds surélevés sur l'accoudoir du canapé et le haut du corps près à tomber au sol. Les yeux fermés, je sens les restes de fraicheurs laissés sur le plastique de ma glace à l'eau trop vite mangée.


C’est nous, ma grand-mère et moi sur son canapé. On fait la pose devant ma mère car elle veut nous immortaliser ensemble. Ma grand-mère habite loin donc il faut en profiter car une fois par an ça ne fait pas beaucoup de fois dans une vie.


C’est elle, ma sœur porte un casque et une espèce de combinaison de ficelles. Elle sourit tellement que ses joues dépassent de son visage. Elle va faire le grand saut avec son copain. Du parachute je crois, elle n’a pas envoyé de photo de son aventure mais c’est tout elle de faire les 400 coups.


C’est lui, mon père qui a fait des kilomètres à vélo sous le soleil et dont la tête est rouge comme une tomate.




Décrire des photos de ma rentrée

C’est moi, devant le grand miroir de l’entrée en train d’immortaliser ma tenue pour retourner au travail. Je vois dans mes yeux que le réveil à été difficile et que je vais sans doute dormir dans le bus.


C’est nous, Je suis en train de nourrir le chat pendant l’absence des parents. C’est le week-end donc ils sont partis et leur maison est trop vide pour elle maintenant qu’elle vieillit.


C’est elle, ma mère qui essaye des robes et chaussures, dans quelques semaines elle renouvellera ses vœux de mariage avec mon père donc elle demande notre avis entre le rose pastel et le beige brillant.



Décrire des photos de la journée d’aujourd’hui

C’est lui, le petit bout de papier qui traîne sous mon banc. Dessus marqué maladroitement “SVP, pouvez-vous m’indiquer la rue …”, la fin est déchirée. J’espère que la personne a retrouvé son chemin.


C’est moi, avec mes sacs de terreau et perlite qui sortent du magasin. Il fait beau, je me suis dit qu’il serait sympa de marcher jusqu’à chez moi au lieu de prendre le tram mais les sacs commencent à glisser de mes bras à chacun de mes pas.


C’est elle, la vieille dame qui prend le tram en face de moi. Elle m’a demandé de lui valider sa carte car elle ne pouvait pas se déplacer. Elle est bien habillée, je me demande où elle va.


C’est l’oiseau qui niche dans l’arbre près de ma fenêtre de cuisine. C’est une pie il me semble. Elle a une belle queue noire bleutée qui pend derrière elle et des lignes blanches immaculées.



Décrire des photos de moments où je suis en train d’écrire

C’est moi, en train de taper sur le clavier de façon hésitante. Je suis en train de remplir la section “à propos” de mon nouveau blog et je ne sais pas par quoi commencer. Une tasse de thé tiède m'attend à côté mais elle refroidira avant la fin de mon paragraphe.


C’est nous, sur la table étroite de théo. On est 5 autour à se serrer avec un bout de papier et à écrire au rythme des consignes de notre maîtresse de séance. On a tous la tête baissée et les yeux songeurs.


C’est elle, la lettre que j’ai écrite au moins trois fois avant de convenir qu’elle était acceptable. Dans quelques heures elle sera dans une belle enveloppe avec des petits trésors glanés un peu partout chez moi dont un sachet de thé que j’aime bien. Direction Toulouse, elle est attendue par mon amie pour son anniversaire.



Décrire des photos de films, livres, peintures, etc... que j’aime

C’est elle, ma bibliothèque. Sans doute la grande sœur de la billy au vue de sa blancheur. On remarque tout de suite ma saga préférée qui trône en son centre. C’est la saga N°6 d’une autre japonaise qui parle d’écologie dans une ambiance post-apocalyptique. Le dernier tome est suivi de petits livrets imprimés par mes soins qui racontent la suite car la maison d’édition n’a jamais traduit la fin.


C’est moi devant mon ordinateur, les yeux qui brillent d'excitation. Miles Morales dans vient de sauter d’un building dans une mise en scène incroyable. On dirait qu’il vole. C’est sûrement la dixième fois que je regarde Spiderman mais c’est magique à chaque fois.


C’est lui, le tableau que je voulais tant voir cet été en allant au musée. Les Nymphéas. Je m’approche et m’éloigne de la peinture pour en tester les nuances sous différents angles. Il a l’air plus sombre que celui de l’autre musée. L’éclairage peut-être.



Décrire le jour où je suis retourné m’inscrire aux ateliers d'écriture

C’est nous, attendant sur des chaises en ligne que passe notre tour pour aller s’inscrire aux ateliers. Il y a des dessins d’enfants abstraits qui décorent les murs.


C’est moi sur ma chaise orange, un peu agacé car je n’ai pas ramené les bons papiers et qu’en plus on me rappelle, pour la énième fois, à quel point mon plus grand pouvoir c’est de passer inaperçu. Pourtant j’ai les cheveux rouges…


C’est lui, le gars de l’accueil. Non je ne connais pas son nom. Il me demande si c’est la première fois que je m’inscrit car il ne se souvient pas de m’avoir déjà vu dans le bâtiment. On s’est déjà croisé plein de fois mais il eut l'air de douter quand je lui répondis que ça faisait déjà 2 ans que je venais.


C’est elle, la mauvaise feuille que j’ai prise avec moi pour me réinscrire. La paperasse c’est pas mon truc et pourtant j’en ai un classeur rempli. Je ne sais toujours pas quelle est la feuille qu’il fallait prendre mais au moins maintenant j’ai deux exemplaires de ma lettre des impôts de l’année dernière.